Bernard HERZOG
Bernard HERZOG
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Bernard HERZOG est né en 1935 à Nancy, où il a effectué ses études médicales et scientifiques. Il est docteur en Médecine, spécialiste en électroradiologie (diagnostique et thérapeutique), licencié ès Sciences (études supérieures en biologie, en physiologie et chimie générales, en physique et en chimie biologique). Ancien chef de travaux de Biophysique, il fut également chef de service du Centre Hospitalo-Universitaire de Nantes et professeur à la Faculté de Médecine de Nantes. Diplômé de psychothérapie, il exerce la psychanalyse et la psychothérapie et poursuit ses recherches. Conférencier prisé, il est aussi écrivain et peintre reconnu.
Peintre de tendance "abstrait lyrique et géométrique", il s'installe à Nantes dans la fin des années 60.
Ami de le célèbre galériste parisienne Denise René, il expose entre la fin des années 60 et 1980 dans les galeries nantaises.
Entre 1971 et 1973, il expose également au Salon-Bretagne à Nantes qui rassemblait les meilleurs peintres nantais et parisiens au Musée des Beaux-Arts de Nantes. Il décède en mai 2021.
Permettez-nous ici de dresser humblement le portrait de Bernard Herzog – en espérant que vous y reconnaîtrez le mari, le père, le frère, l’ami qu’il a été selon les situations de chacune et chacun d’entre vous et en étant fidèle à l’image picturale. Bernard Herzog est né le 28 décembre 1935 à Nancy. Dès sa jeunesse, il entremêle études scientifiques et artistiques, en suivant un parcours mixte de sciences et médecine d’une part et en s’inscrivant aux beaux-arts d’autre part – non pas en parallèle mais en symbiose avec son parcours scientifique. Il excelle dans ce double parcours d’harmonie et de souffles réciproques entre la science et l’art. S’agissant du côté scientifique, il soutient sa thèse de doctorat en médecine en 1961 et reçoit alors le prix de thèse. Diplômé de cancérologie, il est admis à l’agrégation d’électroradiologie en 1966. Il s’agit alors du plus jeune agrégé de France en médecine. Sa trajectoire hospitalière le conduit brièvement à Reims et à Grenoble avant de rejoindre Nantes dès 1966. Il contribue alors largement à la reconstruction du service public hospitalier dans le Grand Ouest en cancérologie et en radiologie, dans un contexte de grands dysfonctionnements. Il se heurte alors aux conflits de services et aux enjeux de pouvoirs en faisant preuve de ténacité, de détermination et de professionnalisme. S’agissant du côté artistique, il se découvre une précoce vocation de peintre et esquisse par exemple des projets de vitraux. Sa première exposition à 19 ans à Nancy le fait remarquer. Lauréat plusieurs années de suite de la prestigieuse bourse Zellidja, il part découvrir en Belgique et en Autriche les chefs d’œuvre flamands dès ses 18 ans qui irrigueront son imaginaire et notamment Brueghel l’Ancien. Il expose d’abord dans des galeries à Nantes avant que certaines rencontres ne l’emmènent à Genève, Berlin ou ailleurs. Il se lie d’amitié avec des artistes et au fur et à mesure, son art, d’abord abstrait et géométrique, devient de plus en plus symbolique pour faire place au spirituel, à la recherche d’harmonies cachées. Ce double parcours entre science et art trouve un écho parfait dans sa pratique de la médecine et dans ses préoccupations de recherche personnelle. Les liaisons entre la science et l’art se reflètent dans les associations qui peuvent exister entre l’âme et l’esprit et qui ne cessent de le titiller et de constituer son « terrain de jeu ». Au fur et à mesure, ses recherches relatives aux liens existant entre les maladies du corps et les tourments de l’âme s’orientent vers des axes précurseurs grâce à un enrichissement par la psychanalyse et les médecines naturelles : - soigner le corps passe aussi par la connaissance de la psyché sans nécessairement impliquer des protocoles chimiques exogènes, l’idée étant de respecter le corps et ses propres équilibres ; - comment prévenir les maladies ou les dommages sur notre écosystème via une modification de notre régime ou de nos pratiques alimentaires. Ces liaisons indéfectibles selon Bernard Herzog entre la science et l’art, entre l’âme et le corps, entre la matière et l’esprit, ne seraient rien sans l’envie d’enseigner, de transmettre, et sans cette curiosité qui est la sienne. Toutes ces recherches n’auraient pas eu de sens pour lui si elles ne s’étaient tournées vers une altérité, un altruisme, qu’il s’agisse de prodiguer des soins, d’accompagner des personnes en détresse ou de diffuser cette connaissance. Ainsi, il publie des articles, des livres. Il parcourt inlassablement la France et même le monde (Europe, Russie, Pérou, Indonésie...) afin de donner des conférences et de livrer les fruits de ses expériences ou de ses constats cliniques et empiriques. Dans ce parcours ininterrompu de la curiosité et de la connaissance, il apprend beaucoup de ses voyages et d’autres pratiques. Il veut transmettre jusqu’à ses derniers instants et laisser une œuvre. En bref, une grande vie d’humaniste et d’humanismes ainsi que de joies. Est grand l’être humain qui sait s’élever au-dessus de l’humain comme l’a été Bernard Herzog.

