Grande coupe sur pied de style Néo-Renaissance
Technique:
Lot n° 124
Manufacture d'Utzschneider & Co (Sarreguemines), datée 1836
Faïence à l'imitation du porphyre ; granit gris ; bronze doré
H. 63,5 cm, L. 55,5 cm, P. 39 cm
Monogrammé F.C. et daté 1836
Exécutée en 1836, cette grande coupe présente la particularité d'être en faïence imitant à merveille le porphyre rouge selon un procédé mis au point à la Manufacture d'Utzschneider ; technique qui lui valut une médaille d'or lors de la deuxième Exposition des Produits de l'Industrie Française en 1801.
De forme circulaire, la coupe présente une bordure évasée et moulurée et repose sur un large piédouche également évasé. Deux imposantes anses en bronze doré à motifs de masques de grotesques et d'enroulements d'acanthes dans le style de la Renaissance, flanquent la coupe cerclée d'un filet de perles en bronze sur lequel sont fixés deux petits cartouches à enroulement à l'imitation des cuirs de la Renaissance. Sur l'un d'eux sont gravées les initiales
F.C. et sur le second la date de réalisation de la coupe, 1836.
Elle repose sur une base de section carrée en granit gris enchâssée dans un socle en bronze doré à découpes inférieures chantournées et souligné au pourtour d'une frise de feuilles d'acanthe.
Ce procédé de pulvérisation destiné à imiter les tonalités des pierres fit le succès de la Manufacture de Sarreguemines qui réalisa ainsi des pièces monumentales. Lors de l'Exposition de 1806, les créations de Sarreguemines attirèrent l'attention du Baron Vivant-Denon, alors Directeur général du Musée Napoléon, qui confia d'importantes commandes impériales entre 1810 et 1814.
L'Administration du Garde-meuble impérial parla en ces termes « il (Utzschneider) est parvenu postérieurement à composer une pâte formée de cailloux pulvérisés avec laquelle on établit des vases susceptibles de prendre un beau poli imitant pour les couleurs et la dureté, le porphyre, le granit, le basalte, le jaspe » (A.N. O/2/534, Intendance de la Couronne, Maison de l'Empereur).
En 1810, l'Administration du Mobilier Impérial commanda auprès de Fabry et Utzschneider, les propriétaires d'alors de la Manufacture un ensemble de huit paires de torchères « de six pieds et demi de hauteur » (208 cm).
Celles-ci furent complétées par l'adjonction de girandoles à quatorze lumières en bronze doré qui furent exécutées « conformément au modèle » par la Société Thomire, Duterme et cie, ainsi que vingtdeux paires de vases de différentes formes. Dans cette commande, livrée en 1816, parmi les torchères, une paire fut envoyée en 1819 au Palais de Saint-Cloud pour y garnir le Salon des Princes puis envoyée en 1839 au Palais de l'élysée . Une autre paire partit à l'Ambassade de France à Rome où elle s'y trouve toujours . Parmi les vases, certains sont aujourd'hui conservés en institution muséale, La Malmaison , Versailles ou encore Sèvres et Limoges.
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- SARREGUEMINES (Faïencerie de )
