SARREGUEMINES (Faïencerie)

SARREGUEMINES (Faïencerie)

1790 / 2007
SARREGUEMINES

L’activité de la Faïencerie de Sarreguemines débute en 1790. Nicolas-Henri Jacobi et deux autres associés installent la première manufacture. Toutefois, la conjoncture n’est guère favorable. Jacobi achète alors un moulin à huile qu’il transforme en moulin de cailloutage situé en bord de rivière, mais sa bonne volonté ne suffit pas : les difficultés d’approvisionnement en matières premières, l’hostilité et la méfiance des habitants, la concurrence des manufactures anglaises et françaises et les troubles de la Révolution poussent Jacobi à céder la place.
Paul Utzschneider,   jeune  bavarois dynamique reprend la manufacture en 1800 et la redresse rapidement. Napoléon Ier devient un de ses meilleurs clients et lui passe plusieurs commandes. Le jeune homme, inventif, introduit de nouvelles techniques de décoration. L’expansion est telle qu’il doit ouvrir de nouveaux ateliers. Il fait ainsi l’acquisition de plusieurs moulins. Les protestations suscitées par les déforestations l’amènent à l’utilisation de la houille en substitution du bois, mais il faut attendre 1830 pour que soient construits les premiers fours à houille.
En 1836, Utzschneider confie la direction de la manufacture à son gendre, Alexandre de Geiger. Ce dernier fait édifier de nouvelles constructions en respectant l’harmonie du paysage. Le Moulin de la Blies est édifié en 1841 dans cet esprit. En 1838, Alexandre de Geiger s’était rapproché de Villeroy & Boch. Cet accord a contribué à la croissance de l’activité. La révolution industrielle bat son plein, une architecture nouvelle apparaît, avec l’apparition de toits en sheds et de hautes cheminées à section ronde évitant la retombée des fumées sur les habitations voisines. Les nouvelles usines construites en 1853 et 1860 fonctionnent ainsi uniquement à la vapeur. Dans les ateliers, la modernisation porte essentiellement sur les énergies nécessaires aux machines.
 

En 1871, à la suite de l'annexion de la Moselle à l’Allemagne, Alexandre de Geiger quitte Sarreguemines et se retire à Paris. Son fils Paul assure alors la direction. Deux nouvelles usines sont construites à Digoin et à Vitry-le-François. Sa fille Elisa (1846-1926) épouse Hippolyte Boulenger (1836-1892) des faïenceries de Choisy-le-Roi.

Paul de Geiger meurt en 1913, année où Utzschneider & Cie est scindée en deux sociétés, l’une gérant l’établissement de Sarreguemines, l’autre les usines françaises. À l'époque « allemande », l'usine emploie jusqu'à 3 200 personnes.

En 1919, après la Première Guerre mondiale, l’unité se reconstitue sous le nom de Sarreguemines-Digoin-Vitry-le-François et est administrée par la famille Cazal.

Durant la Seconde Guerre mondiale, la faïencerie est mise sous séquestre et sa gestion confiée de 1942 à 1945 à Villeroy & Boch.

En 1978, à la suite d'une OPA, la manufacture est rachetée par le groupe Lunéville-Badonviller-Saint-Clément. C’est le tournant décisif de l’histoire de la faïence à Sarreguemines. La nouvelle direction abandonne la conception de vaisselle dès 1979 et oriente le site mosellan vers la fabrication de carrelage, murs et sols. Le site du moulin de la Blies est abandonné. En 1982, la faïencerie prend le nom de Sarreguemines Bâtiment.
C'en est fini de la faïencerie de Sarreguemines.

Un nom de créateur est particulièrement lié à la manufacture :  Victor KREMER :
Victor KREMER (1857-1908) a été formé à Sarreguemines par son père Joseph Kremer. Son nom reste attaché à de grands vases monumentaux richement décorés de fleurs de tournesol. Sa place dans l’entreprise devait être importante car il fut l’un des rares à signer ses œuvres…

Bibl.   :   Wikipédia.org

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Oeuvres de SARREGUEMINES (Faïencerie) mises en vente

Affichage 1 - 7 sur 7

Important vase et son socle à décor sinisant de rinceaux et feuillages stylisés - Faïence émaillée polychrome, signé

Lot n° 85
H. 63,5 cm
Socle accidenté et restauré

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Rare et importante paire de vases de forme losangique, à décor japonisant d'hirondelles perchées sur les branches chargées de feuilles sur fond de grecques à imitation tressage bambou - Majolique polychrome signé

Lot n° 224
Formes 662 UU et 663 U. Marque en creux « Sarreguemines majolica »
Ht. 47 cm
(Restaurations au col sur les deux vases) Circa 1880. Modèle présenté dans « La faïencerie de Sarreguemines » d'Alain Bendick (P. 120) Paire exposée au musée de Sarreguemines.

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Jardinière à corps ovoïde aplati - céramique signée

Lot n° 61
corps ovoïde aplati enchâssé dans une monture en métal argenté à quatre prises latérales ornées d'anneaux. Décor émaillé bleu cobalt en partie externe et turquoise en partie interne.
Signée et numérotée 643.
D. 47 cm

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Lot n° 23     -  Création de Victor KREMER pour la faïencerie de Sarreguemines
tête de femme avec une couronne de pampre de vigne, figurant l'Automne, n°2990.
43cm x 50,5 cm

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Grand plat à la tête de femme - Grès signé

Lot n° 24     -  Création de Victor Kremer
tête de femme avec iris et papillon, figurant l'Été, n°2988.
42 x 47 cm

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Important service de table en faïence, modèle "Vieille Lorraine" par François GROSS. - Faïence signée

Lot n° 100
Chaque pièce a un décor différent en camaïeu bordeaux, sur les villes, les métiers et l'histoire en Lorraine. Il comprend : 25 assiettes plates, 12 assiettes creuses, 12 assiettes à dessert, 2 palts ovales, 2 raviers, 1 saucière, 1 légumier, 1 soupière couverte, 1 plat à tarte, 3 plat ronds.

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Grande coupe sur pied de style Néo-Renaissance - Faïence à l'imitation du porphyre ; granit gris ; bronze doré

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1836

Lot n° 124
Manufacture d'Utzschneider & Co (Sarreguemines), datée 1836
Faïence à l'imitation du porphyre ; granit gris ; bronze doré
H. 63,5 cm, L. 55,5 cm, P. 39 cm
Monogrammé F.C. et daté 1836
Exécutée en 1836, cette grande coupe présente la particularité d'être en faïence imitant à merveille le porphyre rouge selon un procédé mis au point à la Manufacture d'Utzschneider ; technique qui lui valut une médaille d'or lors de la deuxième Exposition des Produits de l'Industrie Française en 1801.

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