Jean-Baptiste THIÉBAULT
Jean-Baptiste THIÉBAULT
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En 1827, Antoine et Jean-Baptiste Thiébault sont élèves de François Desfeuilles, imprimeur-graveur installé à Nancy depuis 1800. C’est un atelier familial où le père dirige son fils, sa fille et quatre apprentis. Les images qui sortent de la presse de Desfeuilles sont celles de leur temps. Elles copient celles qui, produites à Épinal à la même époque, connaissent le succès : images religieuses, portraits de saints et d’hommes politiques, feuilles de soldats, planches d’actualités, de contes, de légendes et de morales populaires. À l’époque, les imprimeurs n’hésitent pas à se copier les uns les autres.
Jean-Baptiste Thiébault (1809-1839) travaille chez Desfeuilles à Nancy jusqu’en 1830. Il s’inspire, copie les maîtres de la gravure ancienne comme Jacques Callot, artiste majeur du XVIIe siècle dont le rayonnement est immense. Puis en 1830, il part chez un concurrent nancéen, Lacour. Il est ensuite, de 1834 et 1835, chez Pellerin où il travaille en étroite collaboration avec le graveur principal de l’imagerie d’Épinal, François Georgin, notamment sur les grandes images de la légende de Napoléon.
Jean-Baptiste Thiébault termine sa carrière chez l’éditeur Dembour à Metz où il meurt prématurément en 1839. Chez ses deux derniers employeurs, Jean-Baptiste Thiébault modernise ses créations en s’inspirant de sujets contemporains comme la figure satirique de Mayeux. Cette caricature de bourgeois patriote et truculent est très en vogue au XIXe siècle. Créé en 1830, désormais oublié, Mayeux a pourtant connu une importante renommée comme le prouvent les nombreuses estampes éditées à l’époque à Paris, en province et même à l’étranger.

