Buste du chimiste et botaniste Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle

Buste du chimiste et botaniste Christophe-Joseph-Alexandre Mathieu de Dombasle - Sculpture en marbre de Carrare signé

Lot n° 252
 Il repose sur une base en sapin
H : 80 cm Hauteur totale H : 85 cm Provenance : château de Villepreux
Le buste est resté dans la famille en ligne directe. Mathieu de Dombasle (1777-1843) est l'aîné des trois fils. Il étudie au collège Bénédictin de Saint-Symphorien à Metz. A la suite de la dispersion des ordres monastiques par l'Assemblée nationale en 1790 et la suspension des établissements d'instruction publique, sous la Terreur, il s'intéresse aux beaux-arts, et à la chimie. En 1803 Mathieu épouse Françoise-Julie Huyn, fille d'un ancien maréchal de camp et grand-prévôt. Il étudie alors les langues étrangères, les sciences naturelles, les mathématiques la physique, la chimie et bientôt l'agriculture. Il devient membre de la Société d'Agriculture de Paris en 1834, et aussi correspondant de l'Académie des Sciences. Lorsque l'importation de canne des Antilles devient impossible et que l'Europe continentale manque de sucre au moment du blocus continental, sous Napoléon, Mathieu de Dombasle se lance dans l'extraction et la cristallisation du sucre de betteraves : industrie toute nouvelle. L'usine produit 30 tonnes de sucre pour une surface cultivée en betteraves d'environ 100 ha mais à la fin du blocus tout le stock n'est pas vendu et la circulation des cannes fait chuter le prix du sucre de 12 francs/kg à 1,2 franc/kg. En 1815, Mathieu de Dombasle est ruiné, endetté et ferme la fabrique. Il a fait progresser la technique d'extraction du sucre. Il publie des textes sur la cristallisation du sucre, la fabrication de l'eau-de-vie de pomme de terre, le fonctionnement de différents types de charrues et travaille au perfectionnement de la charrue (la charrue dite Dombasle se répand peu à peu dans les campagnes). Il est le fondateur de la première école d'agriculture, laquelle se situe à Pixerecourt en Lorraine et porte son nom. Giorné Viard, sculpteur français né à Saint-Clément le 23 janvier 1823. Remarqué par le collectionneur Alexandre Gény, ce dernier devient son mécène. Il expose pour la première fois en 1843, et obtient une pension de la ville de Nancy et du département de la Meurthe afin de poursuivre sa formation artistique, tout d'abord à Nancy, où il étudie et recopie les modèles antiques puis à Paris, après 1845, dans l'atelier du sculpteur Jean-Marie Bonnassieux,. Viard revient ensuite en Lorraine pour s'installer définitivement à Nancy après 1849. Sous le Second Empire, Viard travaille au décor de monuments publics nancéiens et réalise de nombreux bustes de notables. Il fait breveter un appareil de traçage à l'usage des sculpteurs en 1870. Malgré de nombreuses réalisations monumentales, Giorné Viard meurt le 10 mai 1885dans la pauvreté diminué par une attaque