Oscar Bernadotte futur roi de Suède et de Norvège avec son aide de camp

Oscar Bernadotte futur roi de Suède et de Norvège avec son aide de camp - Encre de Chine aquarellée signée

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Technique:

Lot n° 287
43cmx32cm
Œuvre en rapport : Ce dessin très précis et abouti est préparatoire à l’une des planches du supplément N°6 de l’ouvrage «Tenues des troupes de France», paru le 15 avril 1902. Grand illustrateur spécialisé dans les sujets historiques et militaires, Job avait une connaissance très fouillée de l’uniformologie, et il collabora notamment aux «Tenues des troupes de France», dont les textes étaient rédigés par les membres de la Sabretache, la célèbre société d’études d’histoire militaire créee à la fin du XIXème siècle. Job s’inspire ici d’un dessin de l’allemand Christoffer Suhr (1771-1842), exécuté à Hambourg à la fin de 1808. Bernadotte, qui depuis 1807 était gouverneur des villes hanséatiques (Brême, Hambourg, Lübeck), avait été rejoint en septembre 1808 à Hambourg par sa femme Désiré Clary et son fils Oscar (qui sera roi de Suède de 1844 à 1859), Napoléon lui avait accordé en 1806 le titre de Prince de Ponte-Corvo, du nom d’une petite principauté italienne. Le texte accompagnant l’illustration indique que «l’aide de camp et l’enfant ont une tenue à la hussarde, jaune et bleu, les couleurs de la Suède. Simple coïncidence ou bien arrière-pensée de Bernadotte qui, dès 1808, était en coquetterie avec les Suédois». Effectivement, Bernadotte, après la bataille de Lübeck de 1806, avait sympathisé avec un de ses ennemis vaincus, le comte et colonel suédois Gustave Mörner, plus tard, en 1809, il décida de conclure un armistice avec les suédois au lieu de les envahir comme le souhaitait Napoléon, ce qui lui valut en partie, au sein d’un concours de circonstances, d’être désigné Prince héritier du royaume de Suède en 1810. Notre dessin offre une intéressante représentation d’Oscar 1er enfant, qui avait déjà été portraituré par Jean-Baptiste Isabey dans un tableau vers 1806, et par Elisabeth Chaudet (spécialisée dans les portraits d’enfants) en 1805. S’il possède peut-être moins de charme que le dessin quelque peu naïf de Suhr, probablement réalisé d’après nature à l’époque, il propose une version plus réaliste, presque photographique, de la scène. Job a également choisi de donner davantage de mouvement à la scène en représentant les cavaliers au galop. Notre dessin est d’un format sensiblement plus grand que l’illustration de la «Tenue des troupes de France» (30 x 24 cm).