L'Empereur Napoléon Ier
Lot n° 46
PRÉCIEUX SOUVENIRS DE L’EMPEREUR NAPOLÉON IER RÉUNIS PAR PIERRE-ANTOINE LABOUCHÈRE (1807-1873). Ces reliques sont fixées et collées sur un fond de velours rouge autour d’un portrait miniature ovale de Napoléon Ier, signé de Mansion (1785-1834). L’Empereur est représenté en buste de face, en uniforme des Chasseurs à cheval de la Garde, portant la Légion d’honneur et la Couronne de Fer, cerclée de laiton doré. L’ensemble est conservé sous verre dans un cadre en bois doré d’époque Louis-Philipe, surmonté d’une aigle impériale (manques et accidents). Au dos une liste manuscrite sous verre des objets recueillis par Labouchère : Cadre avec aigle : H. 39,5 x L. 28 cm. Composition à vue : H. 19 x L. 13 cm. Miniature : H. 10,5 x L. 8,5 cm.
« 1. Pièce de 20 francs - L’Italie délivrée à Marengo.
2. Petit morceau du velours rouge dont était tendue Notre-Dame le Jour du Sacre de l’Empereur Napoléon - Déc(em)bre 1804.
3. Deux petits morceaux des deux cercueils en bois dans lesquels les restes de l’Empereur furent ensevelis à Ste Hélène de 1821 à 1840.
4. Morceaux de cyprès & fleur de géranium que j’ai cueillis moimême au tombeau de l’Empereur à Ste-Hélène, à mon retour de Chine, le 10 mai 1833. 5. Signature de Napoléon Bonaparte comme Général. Il signait alors Buonaparte.
6. Boucles des cheveux de l’Empereur & du Roi de Rome. M’ont été donnés par Madame Horace Vernet qui les tenait directement de Madame de Montesquiou.
7. Le chiffre avec la couronne sur une des chemises de l’Empereur me fut donné avec un grand morceau par le Roi Jérôme à Florence, en juin 1837.
8. Les Croix que portaient habituellement l’Empereur : celle de la Légion d’honneur / La Couronne de Fer / La Réunion de Hollande / Naples sous Murat. Paris, ce 2 décembre 1851. P. A. Labouchère ». Deux pièces en or d’époque Premier Empire complètent ces souvenirs, l’une commémorative du mariage de Napoléon et Marie-Louise en 1810, l’autre de la naissance du Roi de Rome en 1811 ; les décorations en réduction également d’époque Premier Empire sont présentées avec leurs rubans (petits éclats à l’émail).
HISTORIQUE Pierre-Antoine LABOUCHÈRE (Nantes, 1807-Paris, 1873). Pierre Antoine Labouchère fut un peintre, aquarelliste, lithographe, marchand d’art et collectionneur d’art, dont la famille a été intimement lié à la figure de l’Empereur Napoléon. Labouchère fait partie d’une famille huguenote ayant émigré en Hollande au début du XVIIIe siècle et dont une partie s’est liée à la banque Hope & Co, d’Amsterdam. Son père, Antoine-Marie Labouchère (1775-1829) est un armateur de Nantes, un temps consul de la ville, et destine son fils à une carrière de négoce. À 20 ans, Pierre-Antoine est envoyé par le bureau londonien de cette banque aux États-Unis, puis il en devient associé principal. En 1832, il se rend en Chine comme subrécargue sur un navire de Nantes appartenant à son frère, Jean-Charles (1805-1886). C’est au retour de ce périple qu’il se rend à Sainte-Hélène (voir ci-dessus). Après un stage de banquier chez Hope, il décide en 1836 de se consacrer à la peinture et effectue un séjour d’études d’un an en Italie, puis se forme auprès de Paul Delaroche. Il effectue de nombreux voyages en Angleterre, en Allemagne et en Afrique, puisant les sujets de plusieurs tableaux dans ces pays. Fidèle à la foi protestante, il axe son oeuvre sur le témoignage de l’histoire de la Réforme, et en particulier de Luther. En mai 1839, il épouse Nathalie Mallet (1813-1884), fille d’Émilie Oberkampf, pionnière de l’école maternelle en France, liée elle aussi à une famille de banquiers et d’industriels. Ils auront deux enfants, Alfred (1840-1875) et Jeanne-Émilie (1842-1901). Ils ne se fixent à Paris qu’à partir de 1850. Il collectionne les livres et les autographes. L’année précédant sa mort, survenue en 1873, il lègue l’intégralité de ses livres à la Société de l’histoire du protestantisme français, dont il était un membre actif, et partage sa collection d’autographes, entre cette société et la bibliothèque municipale de Nantes. Il offre aussi sa collection de monnaies à la Ville de Nantes, qui a donné son nom à l’une de ses rues. Il meurt le 28 mars 1873 à Paris, où il est enterré au cimetière du Père-Lachaise.
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- LARUE dit MANSION André-Léon
