D’une qualité exquise et de provenance prestigieuse, ces deux reliefs, La Marchande d’Amours et le Sacrifice à l’Amour ont été présentés ensemble par Clodion au Salon de 1773. Ils furent décrits dans le Livret de Salon, sous le n° 249, comme suit : ‘Deux bas-reliefs sous le même numéro; l’un, un sacrifice d’Amour, l’autre une Marchande d’Amours. Ils ont chacun 1 pied de large, sur 10 pouces de haut’.
La parenté iconographique de notre terre cuite avec les oeuvres de Clodion est évidente mais son style, tout en s'en inspirant, s'éloigne quelque peu des caractéristiques et des morphotypes féminins de Claude Michel. Le corps de notre bacchante est très allongé et sa cambrure l'éloigne du style néoclassique. On peut rapprocher cette Bacchante de la Jeune femme lisant, couchée sur le ventre signée par Pierre-Joseph Michel conservée au musée des Beaux-Arts de Nancy.