Vénus et les nymphes désarmant l’Amour

Vénus et les nymphes désarmant l’Amour - Bas-relief en terre cuite, signé

Lot n° 246
Haut. 31 Larg. 63,5 cm

Provenance : Ancienne collection de Béhague. Puis conservé dans sa descendance. Le musée du Louvre conserve une autre version exécutée en pierre de Tonnerre et enrichie sur la droite d’une scène figurant Léda et le cygne (n° inv. RF 4103), provenant du décor de la salle de bains de l’hôtel du baron de Besenval à Paris, achevé en 1782.

CLODION vient à Paris et entre dans l’atelier de son oncle, le sculpteur Lambert-Sigisbert Adam (1700–1759). À la mort de celui-ci, il étudie pendant quelques mois auprès de Jean-Baptiste Pigalle (1714–1785). Premier prix de sculpture en 1759, il arrive à Rome en 1762. Il prolonge cependant son séjour pendant six ans, répondant à la demande d’une importante clientèle privée, parmi laquelle l’impératrice Catherine II de Russie, qui tente de l’attirer en Russie. En 1771, il reçoit l’ordre de rentrer en France. Le directeur de l’Académie de France à Rome le décrit alors dans une lettre adressée au marquis de Marigny : « Le sieur Claudion se détermine enfin à s’en retourner en France après neuf années de séjour à Rome ; c’est un sculpteur qui, partout où il se trouvera, se fera estimer avec distinction par son talent. Étant pensionnaire, il remplit cette place avec honneur et y fait beaucoup de progrès. J’espère qu’il méritera vos bontés. Il partira au commencement du mois prochain ; je lui donnerai la gratification ordinaire de cinquante-six écus pour son voyage. » Élève agréé, il expose au Salon du Louvre dès 1773. Il retourne en Italie au début de 1774 pour choisir les marbres à la demande du chapitre de la cathédrale de Rouen, ainsi que pour la direction générale des Bâtiments du Roi. Il séjourne à Carrare au début de l’année, puis à Rome, et rentre à Marseille en mai de la même année. Il installe ensuite son atelier place Louis XV, puis rue de la Chaussée-d’Antin. Sa production connaît rapidement un grand succès : sa clientèle comprend le duc de La Rochefoucauld, le marquis de Marigny, la comtesse d’Orsay, le prince de Conti, ainsi qu’un grand nombre de financiers – Bourget de Vézelay, Baudart de Saint-James, Jean-Joseph de Laborde, Taillepied de Bondy. Il compte également parmi ses commanditaires des fermiers généraux et des banquiers tels que Vassal de Saint-Hubert, Varanchan de Saint-Geniès, ou encore Bergeret de Grandcourt. (1) Archives Nationales O 1 / 1941 (2) et (3)
 

Exposition Louvre, Paris 17 mars - 27 juin 1992

Bibliographie : - L’Oeuvre de CLODION bénéficie de la grande exposition réalisée au Musée du Louvre, 17 mars -27 juin 1992 sous la direction conjointe de Anne L .Poulet & Guilhem Scherf , qui a mis en lumière tous les aspects de l’oeuvre cet artiste depuis la publication de Henri Thirion datant de 1885 . - Les Adam et Clodion, par H. Thirion - Paris 1885 - Le sculpteur Claude Michel dit Clodion, in Gazette des beaux arts, 3ème période VIII 1892 , p. 478 et 1896, p. 164 et p. 392. - CLODION sculpteur de la douceur de vivre du 18ème siècle, l’Estampille - l’Objet d’Art, mars 1992 n°256.