Marie-Paule COURBE

Marie-Paule COURBE

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Marie-Paule COURBE

Sculpteur, elle est née à Nancy en 1845.
Elève de Delorme, Hiolle et Chapu, elle a exécuté plusieurs bustes et médaillons qu'elle a exposés au Salon de 1869 à 1877.
Elle décède en 1894
On sait que sa soeur, Mathilde-Isabelle, née aussi à Nancy, a participé au Salon en 1874 et 1875.

 Additif : Gisèle d'Estoc, nom de plume de Marie-Paule Alice Courbe, est une écrivaine et sculptrice française, féministe et anarchiste, duelliste et travestie, née le 27 mars 1845 à Nancy et morte le 8 mai 1894 à Nice.
 Gisèle d'Estoc étudie la sculpture et expose ses œuvres au Salon jusqu'en 1899. Elle entame une relation amicale très forte avec Marie-Edmée Pau, également artiste, dans laquelle les deux jeunes femmes développent leur affinité pour Jeanne d'Arc en explorant les identités de genre.

À la fin du Second Empire, après un premier mariage, elle emménage à Paris et débute une carrière littéraire. Ses thèmes privilégiés sont la justice sociale et le féminisme. Elle entame une relation amoureuse avec Guy de Maupassant, puis avec Rachilde, femme de lettres, qu'elle critique plus tard dans un pamphlet — sous le nom de Raclife — dans La Vierge réclame. Son dernier compagnon est Pillard d'Arkaï.

Elle est d'avis que les femmes doivent être responsable d'elles mêmes, et tance la journaliste Séverine en 1890 pour avoir envoyé son conjoint se battre en duel pour elle. Elle conclut sa diatribe par « à capacités égales salaire égal ».

Elle adhère sous le nom de G. d'Estoc à la Ligue de l'affranchissement des femmes que vient de créer Marie-Rose Astié de Valsayre. Le « G » majuscule rend son prénom épicène, tandis que le nom évoque sa pratique de l'escrime et du travestissement. Elle adhère au Groupe des escrimeuses, sous l'influence également d'Astié, qui pense qu'un groupe de femmes prenant l'épée pour défendre leurs cause est nécessaire. Elle est également candidate aux législatives de 1893.

Après sa mort, son histoire est racontée par Pierre Borel qui en dresse une image peu flatteuse, la qualifiant de « goule fin de siècle ».

Elle inspire plus tard Mélanie C. Hawthorne qui écrit sa biographie. Elle inspire également Madeleine Pelletier qui admire en elle une « voie d'affranchissement lumineuse » par le pratique de l'escrime et du travestissement.

 

Bibl.   :   "Dictionnaire des sculpteurs de l'Ecole Française au dix-neuvième siècle" Tome premier   Stanislas Lami   Paris 1914   

             " Dictionnaire général des artistes de l'Ecole Française"  Supplément  p. 162   Bellier de la Chavignerie et Auvray   1882

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