Les messins ont leur superbe cathédrale Saint Etienne :

les spinaliens la basilique Saint Maurice :

les barisiens la Tour de l'Horloge :

et les nancéiens leur Place Stanislas :

Avec son quadilatère parfait de 106m x 124m, cet ensemble architectural inscrit au Patrimoine Mondial de l'UNESCO depuis 1983 et Monument préféré des français en 2021, a bien mérité l'engouement de très nombreux artistes, lorrains ou non, peintres ou graveurs et bien sûr photographes.
Artlorrain.com n'a pas manqué de les répertorier depuis 20 ans.
Le dernier en date, va être proposé aux enchères le 17 juin prochain, à Paris, par l'étude MIRABAUD MERCIER.
Nous la plaçons en tête de cet article.
Il s'agit d'une huile sur panneau du lyonnais Henri BRUGNOT (1874-1940) daté de 1902, ses dimensions sont de 38 x 46 cm. L'estimation se situe entre 400 et 700 euros.
L'artiste n'étant pas lorrain, il ne figure pas sur le listing de notre site.
Le 18 juin prochain voici deux autres représentations de cet ensemble :
chez Maître A. Landre, on verra dans sa salle nancéienne cette huile sur carton d'André KAUFFER (1893-1977) :

on pourra y préférer l'oeil plus "impressionniste" d'Auguste-Michel COLLE avec cette huile sur toile de 1912 :

En remontant le temps, voici d'autres représentations de la Place. :
En 2010 à Metz chez Maitres De Metz-Noblat et Thomas on pouvait acquérir cette huile d'Henri-Joseph MARCHAL (1878-1942) :

Au début du XXème siècle Emile CHEPFER y faisait défiler des troupes :

plus près de nous Emile GUDIN (1874-1957) se focalisait sur une des deux fontaines :

En 1920 le bachamois Michel COLLE (1872-1949) voyait la Place sous un autre angle :

En décembre 2018, Maitre Morel dans sa salle de ventes de Saint Dié des Vosges proposait cette oeuvre du contemporain messin Claude DUMONT (1938-?)
Avec ses traditionnelles représentations du monde militaire, Jules-Antoine VOIRIN (1833-1898) peignait l' "Arrivée de la garnison Place Stanislas" :

et son frère Jules Antoine proposait une autre entrée sur la Place avec cette "Terrasse du Café du Glacier" en 1882 :

Dans le même point de vue, Emile GUDIN peignait à l'aquarelle cette :

Albert HOREL (1876-1964) nous amenait au coeur de l'hiver :

On distinguait, chez Léon HUSSON, la "Fontaine de Neptune" :

Quant à Henri-Aimé VIAL (1883-1960), son aquarelle nous fait entrer par une autre porte :

Adolphe DEMANGE (1857-1938), en 1901, depuis l'Hotel de Ville, donnait sa propre version :

L'impressionniste Charles MEIXMORON de DOMBASLE (1839-1912) voyait l'ensemble sous un autre angle :

et pour achever ce panégyrique, Marcel CORRETTE, depuis une fenêtre du Musée des Beaux-Arts, nous donnait sa version :

Les graveurs s'en sont donnés à coeur joie :
Roger MARAGE, à vol d'oiseau, a donné sa version :

Léopold POIRÉ y décrivait l'ambiance durant la Grande Guerre et les projecteurs, non pas "anti-drones" mais bien "Anti-zeppelins" :

Nous revoilà à la "Fontaine de Neptune" chez Charles WITTMANN (1876-1953) :

Une dernière oeuvre d'Henri LALEVÉE :

Avant de nous quitter, par la toute première représentation du lieu au XVIIIème siècle quelques années après sa construction. Elle s'appelait encore la "Place Royale" :

Sur votre site préféré, cliquez sur la fenêtre "Recherche" : "Place STANISLAS" et vous les verrez toutes défiler !
Prendre "un pot" dans cet endroit est, par beau temps, un moment de pur émerveillement.
Robert LETERRIER