Emile FRIANT dans l'intimité de la famille CORBIN


Emile FRIANT       :  Autoportrait

  Emile FRIANT, notre exceptionnel peintre-portraitiste lorrain dont je vous présente, en tête de cet article, un autoportrait, est très recherché pour la qualité de ses dessins.,

Qui mieux que lui, ne pouvait, avec sa mine de plomb, représenter des membres de cette iconique famille nancéienne "Les CORBIN" ?

En 2011, Philippe BOUTON-CORBIN, fils de Jacqueline CORBIN et seul petit fils d' Eugène CORBIN, sous l'égide de l'Association des Amis du Musée de l'Ecole de Nancy, faisait publier un petit ouvrage "Eugène CORBIN, collectionneur et mécène de l'Ecole de Nancy".

La relation entre Eugène CORBIN et Emile FRIANT est bien documentée.

Tous deux gravitent autour de l'École de Nancy. Eugène Corbin est l'un des grands mécènes et collectionneur du mouvement, tandis qu'Émile Friant participe à son comité directeur dès 1901.
Corbin soutient financièrement de nombreux artistes lorrains et commande des œuvres pour ses résidences ainsi que pour les Magasins Réunis qu'il dirige. Friant, de son côté, est déjà une célébrité de la peinture naturaliste et fréquente le même réseau d'artistes que Victor Prouvé, Louis Majorelle ou Camille Martin. 

Eugène Corbin possédait des œuvres de Friant dans ses collections. Certaines peintures de Friant ont également appartenu à la famille Corbin avant d'entrer dans les collections publiques. Par exemple, Jeune Nancéienne dans un paysage de neige est passée par la collection Louis Corbin avant d'être donnée au musée de Nancy.

Après son succès à l'Exposition Universelle de 1889, Friant reçoit de nombreuses commandes de portraits de personnalités nancéiennes. Et même si les sources consultées ne mentionnent pas explicitement un portrait d'Eugène Corbin réalisé par Friant, ils appartiennent tous deux au même milieu de notables, collectionneurs et artistes qui structurent la vie culturelle de Nancy autour de 1900.

En résumé, Eugène Corbin et Émile Friant ne sont pas connus pour une collaboration majeure précise, mais ils sont étroitement liés par le réseau artistique de Nancy : Corbin comme mécène et collectionneur, Friant comme peintre renommé et membre de l'École de Nancy. 
Et pourtant leur relation amicale va conduire Emile FRIANT à fréquenter un autre des quatre membres des enfants du patriarche Antoine CORBIN, Louis CORBIN (1863-1936) , frère ainé d'Eugène.
La rencontre de FRIANT avec Louis CORBIN et sa famille va conduire le Maître à portraitiser, à la mine de plomb, les membres de cette branche familiale.

C'est à l'occasion d'une vente aux enchères organisée à Lille par l'étude "ICON AUCTION" sous le marteau de Maître Audrey Sadoul le 9 juin prochain, que nous avons découvert les cinq dessins, à la mine de plomb, que nous allons évoquer.

Dans l'ordre chronologique, notre évocation commence en 1912 par le portrait de Louis CORBIN (1863-1936), Directeur du Bazar du Château d'eau puis des Magasins Réunis de Paris, Place de la République.
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En 1913, FRIANT, toujours avec sa mine de plomb, va portraitiser l'épouse de Louis, Henriette née BACON (1872-1934) :
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En 1917, l'artiste produit le portrait de la fille ainée du couple, Simone (1896-1989) : 
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Courant 1918, FRIANT, représentait la famille réunie "Henriette, Louis, Simone et un invité" (selon toute vraisemblance il s'agit du fils cadet Roger jeune militaire) autour d'une partie de cartes :  

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Et enfin, ce dernier dessin de 1920, représentant Roger CORBIN le fils cadet de Louis et Henriette :
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Les estimations de ces cinq dessins sont bien dans la valeur classique des dessins du Maître, de 1000 à 1500 euros

Un bien beau travail de FRIANT qui va certainement intéresser les nancéiens. et autres amateurs du beau !

Robert LETERRIER