Stephane STEZLE
Stephane STEZLE
Ville:
Prénommé aussi Stéphane
Artiste ferronnier à Nancy
Extrait de notes personnelles publiées ou inédites
Sur le facteur de pianos Joseph Stezle.
Par Jean-Marc Stussi (qu'Artlorrain.com remercie pour ces informations)
Joseph Etienne Toussaint STEZLE est né le 22.7.1820 à Nancy, fils de Georges Stezle, marchand de musique, et d’Emilie Caroline Lorenziti. Etienne était un neveu du facteur de pianos nancéien Jospeh Stezle (1767-1836) et de François Stezle (1778-1858), horloger à Sampigny (Meuse) puis à Nancy. Joseph Etienne, qui a souvent remplacé son prénom Etienne par celui de Stéphane, est devenu facteur de pianos et marchand de pianos entre 1840 et 1860 (il n’avait pas pris la suite de l’affaire de son oncle en 1836). Il cesse ensuite cette activité pour s’établir comme papetier au 33 rue des Dominicains, affaire qu’il tiendra jusqu’en 1884. En février 1862, il avait remplacé « le sieur Drouin, démissionnaire » dans le groupe des Imprimeurs lithographes (Revue Bibliographique. Moniteur de l’Imprimerie et de la Librairie française, Paris, 1862/02/2/). Dans les années 1880-1890, Stéphane Stezle était propriétaire de l’immeuble 19 rue Héré. Sa qualité d’artiste-ferronnier ne représentait donc pas sa profession, mais traduisait un passe-temps de grande valeur artistique.
Joseph Etienne Stezle avait épousé à Paris, en 1855, Eugénie Madelaine Weisse (ca1830 à Paris 5° – 8.1.1909 Nancy). Son patronyme a souvent été francisé en « Leblanc ». Elle sera la déclarante du décès de Joseph Etienne le 2.7.1905 en son domicile 25 rue de la Pépinière (aujourd’hui rue Gustave Simon). Eugénie Leblanc fit, peu avant son décès, un leg au Musée historique de Nancy : « Legs III° Section. Mme Stéphane Stezle, née Eugénie Leblanc, décédée à Nancy le 9 janvier 1909 : six pièces en ferronnerie d’art (garniture de cheminée, gradin, jardinière et lampe). » In : Bulletin Annuel de la Société d’Archéologique lorraine et du Musée historique lorrain. Société d’archéologie lorraine Nancy (1901-1929), 9° année, 5, mai 1909 (source Gallica.bnf.fr). Tout laisse à penser que ces six pièces, sans doute encore au Musée historique de Nancy, étaient de la main de Stéphane Stezle.

