Cheminée en pierre de Saint Mihiel

Cheminée en pierre de Saint Mihiel

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Technique:

Lot n° 203
Hauteur totale   158 cm
Ligier Richier, l’un des plus grands artistes lorrains de la Renaissance, travaille dès 1530 pour le duc Antoine de Lorraine. Il travaille beaucoup la pierre calcaire tendre au grain fin exploitée à Saint-Mihiel. Se convertissant au protestantisme il meurt à Genève vers 1566/ 1567. Parmi ses œuvres célèbres on lui doit plusieurs calvaires, le gisant de Philippe de Gueldre (église des Cordeliers de Nancy), une mise au tombeau dite le Sépulcre de Saint-Mihiel, le transi de René de Chalon (église Saint-Etienne de Bar-le-Duc) … Charles Souhaut (1828-1900), un prêtre érudit, curé de Saint-Mihiel qui a beaucoup étudié les Richier, attribue dans son ouvrage Les Richier et leurs œuvres1 la cheminée à Ligier Richier ou à son frère Claude : […] je croirais volontiers que la riche collection de M. Moreau possède la partie supérieure de la cheminée de Me Ligier. Cet homme érudit avait acheté […] lors d’une démolition de plusieurs maisons de la rue Haute de Saint-Mihiel, un trumeau de cheminée, tout enrichi d’arabesques, dont le dessin et le fini attestent une habileté magistrale. En réalité, je l‘attribuerais volontiers à Ligier Richier, ou à Claude, son frère. […] Du fronton artistiquement déchiqueté de la corniche, se détachent trois médaillons. Dans celui du milieu on lit l’exergue « ou que Dieu veult ». Supportant ce fronton, deux anges, admirablement exécutés, décorent des consoles qui se prolongent sous la forme de glands parfaitement imités, et entre lesquels des cornes sculptées avec non moins de délicatesse, versent de leur abondance, des fleurs et des fruits […]. 1 Les Richier et leurs œuvres par l’abbé Souhaut, doyen de Ligny-en-Barrois, membre correspondant des sociétés archéologiques de Nancy et de Bar-le-Duc. 1883. Edité par Bar le Duc.