Henry VALENTIN

Henry VALENTIN

(1820 - 1855)
Henry VALENTIN

  Dessinateur, peintre, né à Allarmont (88) en 1820 et mort à Strasbourg en 1855.
 Issu d’une famille installée à Celles-sur-Plaine, Henry Valentin est le fils du charron Jean-Baptiste Valentin, devenu instituteur à Allarmont après une blessure reçue à Waterloo, et de Marguerite Bertrand. Il est destiné à la prêtrise et fait ses études au séminaire de Senaide et de Châtel-sur-Moselle jusqu’en 1837. Il entre alors au grand séminaire de Saint-Dié, il fait sa philosophie, mais n’a d’autre vocation que de dessiner.
Le peintre E. de Mirbeck, au lieu de lui donner des leçons, lui conseille d’aller à Paris.Il y arrive en 1839, mais ne peut suivre l’enseignement des Beaux-Arts, faute d’argent.
Après avoir travaillé dans une imprimerie, il est remarqué pour ses dessins par Philippon, l’actif créateur de la maison Aubert, qui l’engage en 1840 afin de dessiner des albums lithographiés.
Rapidement, Valentin acquiert une célébrité, due à la qualité de son travail, et il fournit des dessins pour des physiologies, pour le Musée des enfants, pour les Petits livres de M. le curé. Il donne également des dessins aux éditeurs d’ouvrages illustrés de gravures sur bois, où ses œuvres voisinent avec celles de Nanteuil, Baron, Français, Granville, Johannot, Janet-Lange, Gavarni ou Bertall.

Il fournit également des dessins au Magasin pittoresque. Mais de 1844 à 1855, il est surtout le principal dessinateur de L’Illustration, où plus de 1000 dessins ont été recensés. Il y donne une chronique illustrée de l’actualité et des reportages sous forme de série de petites vignettes, au retour de ses déplacements en province ou à l’étranger (Espagne, Algérie). Il fournit également des moralités, tableaux de mœurs sur la vie à Paris et en province, qui sont devenues des documents historiques. Il collabore également à Illustrated London News.
Il revient dans les Vosges chaque année et il y retrouve ses parents et ses sœurs. Il exécute des aquarelles et se remet à la peinture qu’il regrette de ne pouvoir pratiquer régulièrement, toujours prisonnier de l’actualité. Néanmoins, il peint un Saint Léonard à huile pour l’église d’Allarmont.
 Il meurt d’une apoplexie séreuse à l’âge de 35 ans, célibataire, à Strasbourg. Il est inhumé auprès de l’église d’Allarmont.

Bibl. :   Baumont (G.).- Notes sur Henry Valentin.- in Bulletin de la société philomatique vosgienne, tome lX, 1956, p. 64-69.
Conilleau (R.), Ronsin (A.).- Henri Valentin, illustrateur de la vie quotidienne en France de 1845 à 1855.- Barembach, 1982, p. 5-34. 

EcriVosges  : Biographie vosgienne. 


Oeuvres de Henry VALENTIN mises en vente

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La sortie de la Grande-Chaumière -

Lot n° 121
22cmx29cm

 

 

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